Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
20 octobre 2010 3 20 /10 /octobre /2010 00:59

 

 

Vous avez pu lire sur ce blog où ailleurs que la Bolivie possède deux grandes zones de culture de la coca =

   -1) La région des Yungas (hautes vallées du département de La Paz) est la zone de production traditionnelle, celle de la fameuse « feuille sacrée » que d’aucuns machouillent à longueur de journée

   -2) Le Chaparé, terres basses du département de Cochabamba colonisées depuis une ou deux générations par une population originaire des Andes, ex petits paysans ou ex mineurs reconvertis dans la culture lucrative d’une coca qui a pour principal débouché la fabrication de la cocaine.

* La coca du Chaparé est « tolérée »

* La coca des Yungas est bien entendu légale

 

Que ce soit dans l’une ou l’autre région, les cocaleros sont organisés en puissants syndicats, forts d’un passé de luttes contre les répressions de toutes sortes

(Les syndicats de cocaleros sont si bien organisés que ceux du Chaparé ont réussi à faire élire le président de leur fédération comme président de tous les boliviens : un certain Evo Morales Ayma, vous savez ?)

 

La marché de la coca n’étant pas banal, il est règlementé par une loi (la LEY 108) et fait l’objet de choix politiques au plus haut niveau.

 

Ce mois ci, les 15 et 16 octobre 2010 les cocaleros se sont réunis en congrès dans le Chaparé (à Cauca Ñ) afin de déterminer les quantités cultivables en fonction de la réalité des marchés.

Evo leur a remonté les bretelles

El mandatario amonestó a sus bases porque, en su opinión, la actitud de desviar coca al narcotráfico y aumentar los cultivos al margen de los acuerdos de un “cato” (1.600 metros cuadrados) por familia puede desprestigiar al “proceso de cambio” al tiempo que da argumentos a Estados Unidos.

 

Les troupes du Cocalero Máximo sont disciplinées :

Los productores de coca del trópico de Cochabamba resolvieron ayer (17.10.2010) en el cierre de su congreso en Lauca Ñ autorregularse y aplicar sanciones como quitar terrenos y expulsar a los afiliados que desvíen su producción al narcotráfico, informaron fuentes del sector.

 

Et cela peut être une très bonne chose lorsque le chef leur demande d’aller dans la bonne direction :*

                                                                                                  

 

Además, ratificaron la prohibición de cultivar en los parques nacionales y el respeto al cato de coca, aunque algunas facciones quieren incrementar el área de producción.

Las determinaciones responden a la exigencia del presidente Evo Morales, quien llamó la atención a los dirigentes que permiten que sus afiliados dividan sus tierras para producir más coca.

 >>

En cuanto a los parques Isiboro Sécure, Carrasco y Tierras Comunitarias de Origen (TCO), la comisión de racionalización de coca resolvió que queda “totalmente prohibido el ingreso a los parques con fines de plantación de coca o actividades ilícitas”.

                                                                                                  

 

                                                               Mais …

 Evo-président des cocaleros du Chaparé ne fait pas ce qu'il veut des producteurs des Yungas!

                                            Or,    

    ceux -ci maintiennent leur demande d'augmentation de la production,

et comme toujours en Bolivie, cette demande s'accompagne d'un blocage de routes,yunguenos.jpg

 

un blocage qui bien sûr provoque la furie des régions coupées du monde lorsque la seule route qui mène à la capitale devient impraticable.

Encore une fois, c'est la route de La Paz vers Caranavi et le Beni qui est barrée.

 

Mais cette fois les ex bloqueurs de Caranavi se situent dans l'autre camp, celui des furieux contre le blocus: ils ne peuvent plus écouler leur production de fruits et légumes....

Et la guéguerre bloqueurs-anti bloqueurs est une nouvelle fois déclarée en Bolivie !

bloque-carretera-a-la-paz-17-10-10.jpg          bloqueadores-contra-choferes.jpgLes transporteurs ont organisé un contre blocus en bloquant à leur tour les routes.

Les hôteliers de la touristique Coroico sont en chômage technique:

Coroico es uno de los principales destinos turísticos de La Paz, pero durante la semana precedente ninguno de sus casi 40 hoteles recibió huéspedes. Las pérdidas son muy grandes. Los trabajadores fueron declarados en vacaciones sin goce de haberes y el principal problema es que mañana comenzará a celebrarse la fiesta patronal de la Virgen de la Candelaria.

    En fait, le décret qui avait provoqué leur colère vient d'être annulé, mais cela ne résoud pas leur problème de se sentir les "mal-aimés" de la grande famille des cocaleros...

El dirigente de Adepcoca, Tiburcio Mamani, lamentó que el presidente Evo Morales prefiera a los productores de coca del  Chapare antes que a ellos. “Nosotros como cocaleros nos sentimos como hijastros. Ellos son los hijos preferidos”, declaró a Erbol. Aseguró que la coca que producen se comercializa en todo el país. “Sin embargo, la coca del Chapare no sabemos dónde la comercializan”.

Eh bien oui, les cocaleros du Chaparé sont les chouchous du président, c'est comme ça les gars, tout le monde le sait depuis longtemps. Est-ce vraiment une bonne raison pour maintenir un blocus?

__________________________________________

Epilogue (provisoire?) ce 20 octobre: Finalement les cocaleros des Yungas acceptent de faire une pause jusqu'au 5 novembre:

El ejecutivo de ADEPCOCA Ramiro Sánchez confirmó que se declaró un cuarto intermedio en las protestas hasta el 5 de noviembre, y adelantó que su sector exigirá la mejora de caminos, servicios de salud y educación y una planta de industrialización de coca, además de 2.000 licencias para comercializar coca y un aumento del cupo de seis a 10 taques de 50 libras cada uno.

"La gente prácticamente estaba desesperada después de casi nueve días de bloqueo, apenas se supo de la suspensión de los bloqueos, se tomaron las precauciones del caso y desde las 13:30 horas comenzaron a salir los vehículos .  "El bloqueo de los cocaleros ha sido de enorme perjuicio para nosotros, muchos compañeros prácticamente viven al día.   Los choferes que fueron sorprendidos por el bloqueo en diferentes puntos de la carretera tuvieron que organizar "ollas comunes" para subsistir.  "Esperamos que el cuarto intermedio de 15 días que acordaron el Gobierno y ADEPCOCA se acabe con una buena solución, para evitar más perjuicios, de los que tuvimos y más aún los productores de Nor, Sud Yungas, y Caranavi y del Beni".


Partager cet article

Repost 0
Published by DOCLINE - dans cocaleros etc
commenter cet article

commentaires

Présentation

  • : LEVANTATE
  • LEVANTATE
  • : 2009: Avant un long voyage....pendant,après.Et aussi des gens.Plus le résultat de mes lectures de la presse bolivienne sur leur gestion particulière de l'environnement..,les mystères de la politique de la coca...+++ Et bien sûr les animaux (de là-bas ou de chez moi)
  • Contact

Texte Libre

Recherche

Archives