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jf piissaro

 

montage vertical roses

                                           

         Vieille chanson

         du jeune temps                      

 


Je ne songeais pas à Rose ;               
Rose au bois vint avec moi ;
Nous parlions de quelque chose,
Mais je ne sais plus de quoi.

J'étais froid comme les marbres ;
Je marchais à pas distraits ;
Je parlais des fleurs, des arbres
Son oeil semblait dire: " Après ? "

La rosée offrait ses perles,
Le taillis ses parasols ;
J'allais ; j'écoutais les merles,
Et Rose les rossignols.

Moi, seize ans, et l'air morose ;
Elle, vingt ; ses yeux brillaient.
Les rossignols chantaient Rose
Et les merles me sifflaient.

Rose, droite sur ses hanches,
Leva son beau bras tremblant
Pour prendre une mûre aux branches
Je ne vis pas son bras blanc.

Une eau courait, fraîche et creuse,
Sur les mousses de velours ;
Et la nature amoureuse
Dormait dans les grands bois sourds.

Rose défit sa chaussure,
Et mit, d'un air ingénu,
Son petit pied dans l'eau pure
Je ne vis pas son pied nu.

Je ne savais que lui dire ;
Je la suivais dans le bois,
La voyant parfois sourire
Et soupirer quelquefois.

Je ne vis qu'elle était belle
Qu'en sortant des grands bois sourds.
" Soit ; n'y pensons plus ! " dit-elle.
Depuis, j'y pense toujours.


                                     VICTOR HUGO

hugo.jpg

 

(Cette mélodie composée par Julos Beaucarne sur les paroles de Hugo a trouvé d'autres interprètes, par ex José Van Dam : cf  http://www.youtube.com/watch?v=HRLk8ixAmNs)

   

Et -suivie d'autres poèmes-, une version non chantée de la "vieille chanson", bien jolie aussi >

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  Le poème suivant sur cet enregistrement s'appelle...

la-lune.jpg

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Et le suivant donne toujours des frissons à de nombreux bretons

baie-des-trepasses.jpg

 

OCEANO NOX

(Les lavis sont de HUGO)

dessin-hugo-1.jpg

oceano nox à suivre

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 



 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 
   

 

 
 
 
 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

vague-doelan-avec-poeme.jpg

baie des trépassés fond

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Le poème suivant est bien plus léger !

   (Les cartons de tapisserie sont de Goya)

goya-carton-musico.jpg

                Un autre poème de Victor Hugo  (1837) :  GASTIBELZA

(Les strophes en marron  n’ont pas été retenues par Brassens)

 

Gastibelza, l'homme à la carabine,
Chantait ainsi :
"Quelqu'un a-t-il connu doña Sabine ?
Quelqu'un d'ici ?
Chantez, dansez, villageois ! la nuit gagne
Le mont
Falú
Le vent qui vient à travers la montagne
Me rendra fou."

"Quelqu'un de vous a-t-il connu Sabine,
Ma señora ?
Sa mère était la vieille maugrabine
D'Antequera,
Qui chaque nuit criait dans la tour Magne
Comme un hibou...
Le vent qui vient à travers la montagne
Me rendra fou."

"Dansez, chantez ! Des biens que l'heure envoie
Il faut user.
Elle était jeune et son oeil plein de joie
Faisait penser.
A ce vieillard qu'un enfant accompagne
Jetez un sou !...
Le vent qui vient à travers la montagne
Me rendra fou."tapiz-goya-fragmento.jpg

"Vraiment, la reine eût près d'elle été laide
Quand, vers le soir,
Elle passait sur le pont de Tolède
En corset noir.
Un chapelet du temps de Charlemagne
Ornait son cou...
Le vent qui vient à travers la montagne
Me rendra fou."

Le roi disait, en la voyant si belle,
A son neveu :
"Pour un baiser, pour un sourire d'elle,
Pour un cheveu,
Infant don Ruy, je donnerai l'Espagne
Et le Pérou !
Le vent qui vient à travers la montagne
Me rendra fou."el-quitasol.jpg

"Je ne sais pas si j'aimais cette dame,
Mais je sais bien
Que, pour avoir un regard de son âme,
Moi, pauvre chien,
J'aurai gaîment passé dix ans au bagne
Sous les verrous...
Le vent qui vient à travers la montagne
Me rendra fou."

"Un jour d'été que tout était lumière,
Vie et douceur,
Elle s'en vint jouer dans la rivière
Avec sa soeur,
Je vis le pied de sa jeune compagne
Et son genou...
Le vent qui vient à travers la montagne
Me rendra fou."

"Quand je voyais cette enfant, moi le pâtre
De ce canton,
Je croyais voir la belle Cléopâtre,
Qui, nous dit-on,
Menait César, empereur d'Allemagne,
Par le licou...
Le vent qui vient à travers la montagne
Me rendra fou."

"Dansez, chantez, villageois, la nuit tombe
Sabine, un jour,
A tout vendu, sa beauté de colombe,
Tout son amour,
Pour l'anneau d'or du comte de Saldagne,
Pour un bijou...
Le vent qui vient à travers la montagne
Me rendra fou."

"Sur ce vieux banc souffrez que je m'appuie,
Car je suis las.
Avec ce comte elle s'est donc enfuie !
Enfuie, hélas !
Par le chemin qui va vers la Cerdagne,
Je ne sais où...

Le vent qui vient à travers la montagne
Me rendra fou."tapiz-cortejo.jpg

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  • : 2009: Avant un long voyage....pendant,après.Et aussi des gens.Plus le résultat de mes lectures de la presse bolivienne sur leur gestion particulière de l'environnement..,les mystères de la politique de la coca...+++ Et bien sûr les animaux (de là-bas ou de chez moi)
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