Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
20 août 2009 4 20 /08 /août /2009 04:12



Jeudi 30 juillet, un certain Tony pequeno, sympathique capucin de la clinique du parc Machia m'a donné un bon coup de dent car je n'arrivais pas à lui donner mon bracelet qu'il venait de découvrir sous ma ma manche.                                                

Samedi ma main était rouge et enflée. Et  moi malade.

Dimanche je découvre qu"elle est pleine de pus.

Je vais tous les matins la faire nettoyer à l'hôpital de Villa Tunari.

Après un 1er traitement antibiotique de 8 jours le problème ne semble pas résolu.
Le médecin chef ordonne un 2ème traitement plus costaud.

Mais malgré tous les soins cette main garde une allure suspecte.....











Je vous présente mon médecin préféré de ceux que je voyais tous les matins.
Les urgences ici ce sont ces petits box où on vous soigne derrière un rideau.
20 minutes de soin coûtent 12 bolivianos....
Bien sûr les médicaments se vendent selon le nombre exact que vous êtes censé utiliser.





Après quelques jours du deuxième traitement, voyant que j'ai toujours mal et que cette main ne revient pas à la normale je me dis qu'il conviendrait sans doute de la faire examiner en france;


Comme d'autre part je viens de recevoir un message de Terminal A me demandant de modifier mes dates à cause d'un changement d'horaires entre Madrid et Paris, je décide d'avancer monj retour au plus tôt.

Pas simple pour la jeune femme d'eurosur de me trouver une connexion Madrid-Paris, mais après pas mal d'hueres de boulot de sa part cela se fait.
                                  Du moins c'est ce que je crois.......




                                                                                 Un almuerzo de despedida
             ______________________________________________________________________________________
              viru-viru.jpg                        Attente interminable à l'aeroport Viru viru  à Santa Cruz de la Sierra
(Je suis en compagnie de Alexis, étudiant en master LEA à La Rochelle (comme ma nièce Lison); il vient de passer 3 mois de stage à l'alliance française de Tarija, le monde est petit....)
L'avion pour Madrid décolle à 2h40 au lieu des 23h59 prévus à l'origine, tout le monde va perdre sa correspondance en arrivant à Madrid

Survol des Canaries. Les 12 heures de vol de retour semblent plus longues qu'à l'aller.

A Madrid, c'est le bordel au comptoir d' aerosur.
La plupart des voyageurs fisnissent par être logés à l'hotel A.uditorium
        Il n'y a plus aucun avion pour Paris le lendemain.
En ce qui me concerne Air France a revendu ce que je croyais être ma place. (Soit disant qu'il ne s'agissait que d'une réservation)
- Je décide de demander à MAIF assistance de m'aider à ne pas rester coincée à Madrid une éternité.
- La jeune fille de l'assurance me demande de voir d'abord des urgences tropicales à Madrid.
- La médecin espagnole m'explique que le vaccin contre la rage ne fait que reculer l'urgence du serum que l'on doit m'injecter (de suite puis 3 jours après)
- L'assurance ne me rappelle pas de l'après midi.
- Je me trouve un Madrid brest via Lyon.
(L'assurance rappelle une fois que je suis à Lyon...)
- Je m'invite chez Marif, merci Pierre franck et laura.
- Michel vient me chercher à Brest.
- Je rentre à Lanester, je fais une mauvaise réaction au sérum, je dois voir un médecin.
Suite dans un petit moment.


PS mi septembre

Je n'ai plus mal si je ne touche pas ma main, je recommence à l'utiliser presque normalement; à l'echographie tous les tendons de dessus sont encore noirs parait-il. Mais bon ça finira par passer.

XXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXX

                                                                                                                                                                                                                                        
Repost 0
20 août 2009 4 20 /08 /août /2009 03:31
Le téléphérique est en panne depuis des semaines, peu importe Daniela nous amène dans son super 4x4 jusqu'au fameux Cristo de Cochabamba, un peu plus haut que celui de Rio

De là haut, belle vue sur la ville évidement
155 marches pour les courageux qui veulent monter jusqu'aux bras
j'avoue ne pas faire partie de ces courageux...

Le week end il y a une foule de visiteurs


Fin de la visite et début de l'impressionante descente


Repost 0
20 août 2009 4 20 /08 /août /2009 02:40
Maria Amalia vit dans une grande maison dans un quartier assez chic derrière le stade.
Elle a 4 enfants=2fils (l'avocat et l'économiste) qui ont chacun 2 enfants, une fille célibataire avocate à La Paz, une autre fille qui vit à Nantes avec son mari bolivien et leurs 2 enfants.
Le matin elle s'occupe de l'un de ses petits fils
Son ex mari, actuellement avocat après une carrière d'ingénieur agronome, est aussi un super papi, qui mange souvent à la maison
Dans cette maison vit aussi Daniela, sympathique étudiante de Santa Cruz qui prépare son diplôme d'ingénieur spécialisée dans la recherche pétrolière, comme son papa.
Felicidad (La Feli) travaille 6 jours par semaine de 8h à 14h chez Maria Amalia, puis elle va à son cours de coiffure toute l'après midi, et le soir elle fait la plonge dans un restaurant ...
Maria Amalia est une artiste qui travaille beaucoup avec des plaques de métal
La maison possède un agréable jardin de ville
La taille des citrons est assez impressionnante

Dans ce jardin vit une tortue dont je suis tombée amoureuse,
  et bien sûr un perroquet qui suppose que moi aussi je m'appelle Lorito
Repost 0
20 août 2009 4 20 /08 /août /2009 01:53
___________________________________________________________________________________________
___________________________________________________________________________________________
___________________________________________________________________________________________
Repost 0
20 août 2009 4 20 /08 /août /2009 01:17



                                                                                               ADIOS VILLA TUNARI.....saliendo-del-chaare.jpg
Il faut remonter vers Cochabamba

De nouveau cette transition du vert vers le gris au niveau des lacs à mi route à peu près


Et re voici la grande ville entre ses montagnes


*******************************************************************************************************************************

CC à CCB 2ème épisode

___________________________________________________

Mon chauffeur me laisse dans un quartier pas cher, très effrayant pour les autres boliviens.
Vous devinerez comment s'appelle l'hôtel...Cet hôtel a peut être connu son heure de gloire; mais en ce moment ça craint un peu.

C'est un quartier extrèmement bruyant.
A la porte de l'hôtel, l'arrêt des voitures collectives pour Quillacallo. (Une ville dans le prolongement de Cochabamba)
Il y a toujours des enfants pour hurler la destination de tous leurs poumons et les chauffeurs donnent 1 boliviano pour ce "service"                                                                                                             
                                                                                           
   Le matin je petit déjeune dans la canchita du marché Calatayud  tout près.

Avant l'ouverture des boutiques on voit les familles de la montagne qui ont passé la nuit par terre.
Le plus souvent 3  générations, mais pas d'hommes.

                                                                                                                                C'est la seule fois que je vais accepter de donner 1 boliviano pour une photo, l'ainé doit payer son bol de API bien chaud  (une espèce de bouillie de maïs liquide.)

Je suppose qu'il va utiliser la guitarre de plastique qu'il a glissée sous son pull pour mendier tout à l'heure.



En plus je lui ai promis un tirage papier de la photo, il la récupèrera demain matin.
(Ne vous en faites pas, je prends le temps d'un recadrage pour que le pull rapiécé ne se voit pas trop.)
Cette famille vient de plus haut que Potosi, ils sont pré adaptés au froid par rapport à d'autres.
----------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------

Encore un petit tour de quartier

C'est bientôt la fête de la Vierge de Urkupiña, tout le monde achète des fleurs.

_______________________________________________________________________________________

ici on trouve vraiment de tout

____________________________________________________________________________________________

                                                    
   Ici à droite il y a une clinique (COMBASE) où je vais pouvoir faire nettoyer ma main pour 11 bolivianos -mais après 2 heures d'attente dans le courant d'air tout de même.

En fait dans cette ville la diff"rence de climat entre lumière et ombre m'est assez pénible.

Le matin et le soir il fait plutôt froid, dans la journée le soleil tape  mais dès que l'on n'est plus au soleil il refait très froid.

Enfin, parait-il que c 'est la ville la plus tempérée de Bolivie. (Le slogan de Cochabamba : l'éternel printemps).

_______________________________________________________________________________________________

Je ne suis pas très loin de la fameuse PRISON DE COCHABAMBA (pour ceux qui ont vu des reportages télé)

Sur la place, les objets à vendre fabriqués par les prisonniers
                     avec le détail  pour l'inscription                               

_____________________________________________________________________________________________

___________________________________


                                                                              Supplément culturel:
virgen-de-urkupina.jpg

MUSICA Y BAILE para la Virgen de Urcupina

(Recopié de youtube)



C'est un évenement très important pour de nombreux boliviens. LE pélerinage à ne pas manquer.
14 août l'ouverture de la fête de la Vierge (musiques traditionnelles)
15 aout
16 aout au matin on voit à des kilomètres du fond de la ville une trainée de poussière sur la montagne, il correspond au trajet de tous les gens qui sont parti à pied dès cette nuit pour escalader la pente qui mène vers la Vierge.
(Bon, certains y vont en voiture et se lèvent à 4 heures pour être revenu à temps avant d'embaucher le matin s'ils doivent bosser.)

 

Historia

Cuentan que en la época colonial, en la población de Quillacollo, Cochabamba, una pequeña niña ayudaba a sus padres pastoreando ovejas. Cierto día a la pastorcita se le apareció una hermosa y deslumbrante señora que cargaba en sus brazos un niño, la cual se convirtió en su amiga. Para la niña el conversar con la señora, quien le hablaba en el idioma nativo de la pastorcita, el quechua, y jugar con el niño, se convirtió en algo natural.
Al llegar a su casa, les contó a sus padres sobre la bella señora; quienes sorprendidos oyeron a su hija relatar la forma en que “la señora” apareció.
Extrañados los padres de la pastorcita, compartieron el hecho con el sacerdote de la parroquia y algunos vecinos, quienes decidieron cerciorarse de la veracidad del relato de la niña.

Un día 15 de agosto, sorpresivamente aparecieron los padres y algunos vecinos en el lugar donde la niña pastoreaba sus ovejas. Grande fue la sorpresa cuando vieron a la pastorcita acompañada de la señora y su hijo. El asombro y la incredulidad se apoderó de la gente, cuando vieron que  lentamente la señora y el niño empezaron a subir a los cielos. La gente sorprendida preguntaba: donde está la señora? La pastorcita muy feliz respondía señalando con el dedo a la señora quien lentamente ascendía a los cielos, diciendo:
"Ork'hopiña, Ork'hopiña", que en quechua significa "ya está en el cerro".

En el lugar donde la señora con el niño en brazos visitaba a la pastorcita, encontraron una bella imagen de una señora con su hijo, a la que denominaron Virgen María de Urkupiña, nombre  castellanizado por el que actualmente se conoce a la Virgen. En ese lugar, se construyó el templo de la Virgen, que desde aquella época es venerada por el pueblo boliviano. Actualmente se ha trasladado la imagen al templo Matriz de Quillacollo hasta donde llegan peregrinos de toda Bolivia para adorar a la Virgen María de Urkupiña, patrona de la integración Nacional.

La Festividad

La festividad de la Virgen de Urkupiña, se celebra del 14 al 16 de agosto en Quillacollo, provincia importante del departamento de Cochabamba.
Esta fiesta en honor a la Virgen María de Urkupiña, convoca a peregrinos de todo Bolivia y países vecinos, a visitar su Santuario.
Llegar caminando hasta su altar o hasta el cerro de Cota, lugar de su aparición, recorriendo los 16 Km. que separan Quillacollo de Cochabamba, es una de las muestras de amor, devoción y fe  de los creyentes hacia la sagrada imagen.
La fiesta de la Virgen de Urkupiña se ha convertido en una festividad tradicional y folklórica, que convoca a variadas agrupaciones juveniles de danzas autóctonas, a realizar bailando un largo recorrido como una forma de veneración a la Patrona de Urkupiña. Esta singular "Entrada Folklórica" llena de colorido, música, danzas, belleza y fe son dignas de admiración. Miles de bailarines vistiendo elaborados y llamativos atuendos, danzan al ritmo de músicas folklóricas, deleitando a los espectadores con variadas y hermosas coreografías.
Durante la festividad, los peregrinos también visitan en el cerro de Cota, el lugar denominado el Calvario, sitio donde extraen piedras con la creencia de que según el tamaño extraído de piedra, la Virgen lo compensará en dinero. Además se adquieren objetos en miniatura: pequeñas casas, automóviles, camiones y diferentes objetos que representan los deseos materiales de los creyentes y que según testimonio de los mismos, la milagrosa Virgen concede.
La festividad religiosa de la Virgen de Urkupiña, patrona de la integración Nacional es sin duda una de las más importantes fiestas religiosas y folklóricas del país.

 

  (  PS :Les photos de la Virgen de Urkupiña  2010 sont sur le 3è article de la page 37 du blog)

 

Repost 0
20 août 2009 4 20 /08 /août /2009 00:47



                                                  ET QUI CONNAIT CE FRUIT ???




                                                                                                                                               (Réponse  = du chocolat !!)

*****************************************************************************************************************************





Repost 0
10 août 2009 1 10 /08 /août /2009 23:09
De l'autre côté de la rivière, à gauche après le pont se trouve le fameux PARQUE MACHIA, but de ce voyage 



A l'entrée, la cabane de voluntarios.  Domination anglo saxonne oblige, on y mange végétarien.
Je suis entre Nena, la grande chèfe, et Rebecca, une volontaire infirmière israelienne d'origine polonaise, très sympa.
Elle aussi a la main enflée par une morsure.

______________________________________________________________________________________________
                               Voici le fonctionnement du parc:
Le parc Machia est ouvert quelques heures par jour  (hors heures de repas des animaux - donc fermé le matin et à partir de 16 heures )  et jamais les jours de pluie - qui sont bien l'immense majorité ici ...

Entrée du parc côté visiteurs:


En réalité, il y a peu d'endroits visitablesLa volière des perroquets avnt d'être lachés par le chemin de droite, le parc des singes tout droit
La plupart des sentiers sont interdits même aux bénévoles pour des raisons de sécurité

Les plus courageux peuvent escalader j'usqu'à un mirador
VT-desde-el-machia-cordillera-al-fondo.jpg
La plupart reste au parc des singes


Les touristes ne peuvent pas rester seuls avec les animaux

           ************************************************************************************************************************
 - Les singes nouveaux passent quelques jours à la clinique,

- puis ils ont le droit d'aller en quarantaine dans un enclos,

et enfin ils ont droit au parc, sous étroite surveillance les premiers jours.


Après ils se débrouillent.
 Il y a environ 400 singes dans les arbres autour -sans compter les "jaunes" (tous les petits singes-écureuil) qui sont surement plusieurs centaines non identifiés.
*
                   Les bénévoles apportent à manger 2 fois par jour

Premier job = la préparation des repas, individuels pour les singes de la clinique,
              et collectifs pour les résiidents du PARQUE DE LOS MONOS
              (Vous vous doutez bien qu'en ce qui me concerne j'étais dispensée de transport de nourriture...)

Il y a 3 points de ravitaillement pour les capucins et d'autres pour "los negros"
  Les singes ne se font pas prier à l'heure des fruits;  et il faut que les bénévoles fassent la chasse aux pique-assiettesAprès chaque repas, opération vaisselle :


Quand ils ne font pas de la balançoires dans les branches les singes cherchent les puces des copains

   (Bien sûr, parmi les corvée journalières du parfait bénévole il faut bien "limpiar la caca" des singes qui ont dormi dans des cages...)limpiando-la-caca.jpg

 

* Dans une journée de singe, si ce n'est pas l'heure du casse-croûte, alors c 'est celle des jeux ou des calins.




______________________________________________________________________________________________
______________________________________________________________________________________________

          (Si vous souhaitez voir d'autres photos de singes rendez vous à la rubrique "MES ANIMAUX" de la colonne de droite sur la page d'accueil) __________________________________________________________________________________


                                                                            En supplément,
je recopie de youtube une vidéo faite en 2008 par d'autres "voluntarios"

 


( Ver Ubicación del Parque en la página 8 del blog ) ¨¨¨¨¨¨¨¨¨¨¨¨¨¨¨¨¨¨¨¨¨¨¨¨¨¨¨¨¨¨¨¨¨¨¨¨¨¨¨¨¨¨¨¨¨¨¨¨¨¨¨¨¨¨¨¨¨¨¨¨¨¨¨¨¨¨¨¨¨¨¨¨¨¨¨¨¨¨¨¨¨¨¨¨¨¨¨¨¨¨¨¨¨¨¨¨¨¨¨¨¨¨¨¨¨¨¨¨¨¨¨¨¨¨¨¨¨¨¨¨¨¨¨¨¨¨¨¨¨¨¨¨¨¨¨¨¨¨¨¨¨¨¨¨¨¨¨¨¨¨¨¨¨¨¨¨¨¨¨¨¨¨¨¨

Repost 0
9 août 2009 7 09 /08 /août /2009 00:36

Comme j ai du le dire les villages que je vois  consistent en une rue bordée de maisons. Mais Villa Tunari est un gros bourg, il y a une deuxième rue parallèle, ce qui change tout vous en conviendrez.
Tous les camions du Chili ou de Bolivie passent par ici nuit et jour, c est iñpressionant.
La plupart des maisons de la rue de passage sont des petits restos pour camionneurs.
Presque toutes les maisons derrière font chambre d hôte principalement pour les ouvriers de partout qui bossent ici (construction d un gazoduque)
           ______________________________________________________________________________________

           ______________________________________________________________________________________
           Ici la plupart des habitants sont des indiens quechuas qui commercent dans le bourg
           (Ils ont fui la montagne il y a plusieurs années à cause du phénomène El Niño)
           La grande reconversion des cultivateurs andins il y a quelques années en descendant dans les terres chaudes et humides du Chaparé a éte de se lancer dans la production de coca.
           Depuis plusieurs années donc ces indiens traditionnellement organisés en puissants syndicats sont en guerre contre les agressions dues aux diverses politiques anti-narco des gouvernements précédents qui voulaient se faire bien voir des Etats Unis. Les producteurs de coca sont en lien avec un parti qui les défend, le MAS, dont Evo Morales était président.
Janvier 2006 à la surprise générale le peuple bolivien vote pour cet indien aymara, cocalero original.
C est un évenement historiquement plus important aue l election de O bama vous savez


______________________________________________________________________________________________
En annexe, quelques précisions:                    (Ce texte a été recopié d'un compte rendu d'un programme de recherche du CNRS)

Aujourd’hui en Bolivie (comme au Pérou), la culture, le commerce et la consommation de la coca restent entièrement légaux, quoique réglementés. Et s’il est vrai que la pauvreté pousse nombre de paysans à cultiver de la coca dans le but de la vendre à des trafiquants de cocaïne, tel n’est pas le cas de tous les cultivateurs. L’immense majorité d’entre eux disent qu'ils préfèreraient écouler leur coca auprès de commerçants légaux, afin qu’elle puisse être consommée traditionnellement, comme ils le font eux-mêmes : sous forme de feuilles « mâchées » ou encore d’infusion. Ils sont convaincus que la meilleure façon de lutter contre le trafic de drogues ce serait de développer le marché mondial des produits « non transformés » de la feuille de coca. « Nous n’aurions plus besoin de vendre aux narcotrafiquants », disent-ils.

En Bolivie, on cultive la coca depuis plusieurs milliers d’années.

Il n’est pas facile de se rendre dans les régions de production de coca (l’état des routes, notamment) moins encore de se promener dans les cocales (champs de coca.

Le monde entier a entendu parler de la coca (Erythroxylum coca) mais, même à l’heure de la mondialisation, la petite feuille verte cultivée par les paysans des Andes ne revêt pas, loin s’en faut, la même signification pour tout le monde. Certains d’entre nous se souviendront sans doute que la coca entre dans la composition d’une boisson sucrée américaine au succès planétaire. Une boisson à laquelle elle donne à la fois une partie de son nom et la forme si caractéristique de sa bouteille (modelée sur le fruit de la coca).

La majorité des Occidentaux savent plus sûrement que la coca est l’ingrédient d’une drogue illicite dont le trafic mondialisé a fait couler beaucoup d’encre et de sang : la cocaïne.

En Occident, nous envisageons donc la coca non comme une denrée agricole mais, paradoxalement, avant tout comme l’ingrédient de deux produits de consommation de masse, plus ou moins addictifs... Nous ne la connaissons pour ainsi dire que partiellement car nous ne l’envisageons qu’au seul prisme, transformateur et déformant, de notre propre culture. En effet, tant le célèbre soda que la drogue illicite sont de purs produits de l’histoire récente de l’Occident : le premier a été inventé au XIXe siècle aux États-Unis, tandis que la seconde a été isolée pour la première fois en Allemagne à la même époque.

Nous avons oublié la petite feuille verte, que la plupart des Occidentaux seraient aujourd’hui bien en mal de reconnaître. La coca, la vraie, s’est pour nous effacée, comme absorbée par ces marchandises « modernes ». Au mieux, elle est dissoute dans le soda ; au pire, elle est dangereuse du fait de son association avec la cocaïne. Mais la coca, la vraie, ce n’est ni le soda, ni la cocaïne.

Dans les pays andins, et tout particulièrement en Bolivie, la coca c’est une toute autre histoire... Une histoire bien plus longue et profonde. Les premiers vestiges archéologiques attestant l’usage de la coca par les habitants des Andes remontent à 1000 ans avant l’ère chrétienne. En ces temps reculés, les hommes recherchaient déjà les multiples propriétés, notamment stimulantes et digestives, de la feuille, à laquelle il donnèrent un statut sacré et qu’ils inclurent dans nombre de leurs rites religieux. Certaines civilisations avaient même soigneusement organisé la culture de la coca dans des zones écologiques précises des contreforts orientaux des Andes – alliant chaleur, humidité et altitude (entre 1500 et 2000 mètres d’altitude) – appelées « Yungas ». C’est lorsqu’elle pousse dans de telles conditions que, dit-on, la coca est la meilleure. Mais la plante est également cultivée par certaines populations des plaines de l’Amazonie. La coca est peu à peu devenue un élément central de l’identité des nombreux peuples andins (et amazoniens). C’est ainsi qu’on peut qualifier la plupart des grandes civilisations des Andes, comme celle des Incas, de civilisations de la coca.



________________________________________________________________________________________________
______________________________________________________________________________________________
                            
                                      RETOUR DE L'ECOLE
Ici on va à l'école soit le matin soit l'après midi.
Pratique pour travailler à mi temps...


===========================================================================================

Ici tout est fait pour les cammionneurs de passage essentiellement.

Le meilleur restaurant de la ville s'appelle la SAN SILVESTRE, et je comprends pourquoi en regardant la carte: à cêté de la viande de poulet ou de res (vache), on y sert principalement des plats à base d'espèce sauvages, dont certaines en voie de disparition....
(NB: animal silvestre signifie sauvage, de la forêt.)
.......................................................................................................................................................................................................................

Repost 0
8 août 2009 6 08 /08 /août /2009 18:50
Il faut vous dire qu après avoir été chassée de mom petit paradis de Las Pozas pour cause de semaine de fète et  occupation des lieux par leur légitime propriétaire descendu de Cochabamba pour la Feria del pescado, je me suis retrouvée pour 3 jours à un hôtel n·3, Las Cocas, en étant prévenue que je devrai laisser la place pour les 2 jours de la feria proprememet dit.
                                                    ***

Las Cocas:   propriétaire = un actuel ministre  - pote de Evo donc, d ailleurs la chambre de Evo Morales quand il descend à Villa est juste au dessus de la mienne.  Dans l entrée, un énorme plan de coca et des bouteilles de liqueur de coca à vendre juste à côté de la pub pour la bible. Car manque de bol, me voilà à nouveau cotoyant un militant adventiste, poète de surcroit, et qui impose dès 7 h du mat une cassette qui hurle en boucle les bêlements de qqs Soeurs Sourire étatsuniennes du plus mauvais goût.
    Je ne sais si je vous ai expliqué qu ici dans le chaparé( -qui signifie "mouillé" dans la langue indigène d origine) les maisons n ont pas de fenêtres, et pour ainsi dire pas de cloisons.:              On ne connait que les MOUSTIQUAIRES. Super utile bien sûr. Mais isolation phonique = néant comme on peut s en douter, et j en ai sur 3 côtés. cour, entrée, couloir : I m p o s s i b l e d échapper à la malédiction de la cassette préférée et visiblement unique du gérant.  (Le seul répis   c est quand ses petits enfants font beugler la télé à la place.)



En bon chrétien mon hôte  (que vous voyez à côté de moi sur la photo ci dessous)  a trouvé une solution pour que je ne sois pas à la rue pendant 2 jours = un hôtel pas encore ouvert de l autre côté de la route principale - donc côté fleuve. Il appartient à un riche "gaucho" (un argentin)  et est tenu par une jeune femme très sympa qui élève seule ses 2 enfants.

          Et ce nouvel hôtel est un vrai bijou, aucun doute, je gagne au change!

 (En fait je vais y rester jusqu'à la fin de mon séjour à Villa Tunari)
       
                                                                 Mon hôtel  n°4 = Las cabañas Sumuque
           ______________________________________________________________________________________







Le matin: les écureuils, les oiseaux; j'ai même la compagnie d'un picaflor (oiseau-mouche).
               ___________________________________________________________________________________
Les anciens propriétaires de l'hôtel ont vendu il y a quelques années après qu'une bonne partie de jardin avec la cabane qu'il y avait dessus se soit écroulée dans le fleuve. L'ouvrier qui entretient le jardin me dit qu'il a souvent peur, car ça va continuer c'est clair.

*************************************************************************************************************************************

Ici le patron de l'hotel m'a prise en photo avec sa gérante. Elle en a un peu marre de bosser tant que ça et rêve d'aller en Espagne. Mais pour cela elle devrait confier ses deux petits à sa maman qui tient une petite ferme loin de tout. Pour quelques années. Je trouve que c'est un sacrifice qui ne vaut pas le coup.



________________________________________________________________________________________________
Sa fille se nomme Cielo. Elle est sage comme une image.
_______________________________________________________________________________________________

Repost 0
7 août 2009 5 07 /08 /août /2009 20:35
            Si vous me dites que ca fait cliché, je répondrai que oui bien sûr:
          ..  Et alors, puisqu'on ne s'en lasse pas !




           De nombreux habitants  de Chapare sont des indiens des hauts plateaux arrives il y a qqs années
(Ils ont apporté en bagages quelques croyances et rituels des anciens incas)


_______________________________________________________________
Tous les matins après l'hôpital ma copine me prépare un jus banane-papaye
           _________________________________________________________________________________


           Une pensée pour Pierre Franck et Laura:
           Le salon de coiffure du marché n'a aucun robinet d'eau
           Aucun problème pour me faire laver les cheveux pleins de banane; un seau une bassine et un bac plastique, le tour est joué



*********************************************************************************************************************************
Quand les mamans ont d'autres priorités ce sont les grandes filles qui tiennent les boutiques du marché.
Ici elle fabrique une nouvelle nappe pour l'autel avant les fêtes.

J'ai passé commande d'un chemisier commeen portent les femmes d'ici.
La maman a pris les mesures l'autre jour, mais comme elle a du se rendre à la ville pour 3 jours, c'est à sa fille d'honorer la commande pour le jour promis. Elle travaille vite, elle a 13 ou 14 ans et veut être architecte.
_______________________________________________________________________________________________
Quand les gens ont vu mon chemisier fini (que je n'ai pas porté devant eux bien sûr), j'ai eu droit à quelques reflexions réprobatrices ("Oh, pero si es una blusa de Cholita!"). On me trouve bizarre de trouver jolis les chemisiers des indiennes...
______________________________________________________________________________________________



                       En supplément:
                     folklore quechua copié de youtube




                Autre curiosité en quechua : la voix ...particulière   de Luzmila Carpio...



(une petite info sur la chanteuse:luzmila-carpio.jpg
)

Repost 0

Présentation

  • : LEVANTATE
  • LEVANTATE
  • : 2009: Avant un long voyage....pendant,après.Et aussi des gens.Plus le résultat de mes lectures de la presse bolivienne sur leur gestion particulière de l'environnement..,les mystères de la politique de la coca...+++ Et bien sûr les animaux (de là-bas ou de chez moi)
  • Contact

Texte Libre

Recherche

Archives